LA NATIVITÉ : Récapitulatif de la Trinité

« Le petit Jésus » sous le sapin ou dans la crèche est devenu un sujet de raillerie, de moquerie dans la bouche de certains. Il rejoint ainsi les personnages de légende, au même titre que le père Noël.

Pourtant ce petit Jésus, emmailloté dans l’étable, ne cesse de nous révéler le mystère de Dieu. Un mystère qui, selon Gérard SIEGWALT, n’est pas un secret mais « ce qui advient ». Et cela s’est réalisé lors de la nativité.

Les trois personnes de la Trinité s’y manifestaient en pleine harmonie. L’enfant Jésus donne pour la première fois un visage au Père qui était depuis toujours inaccessible. L’image est assez forte car Il se manifeste en « enfant » (qui parait petit, faible). Ainsi, nous pouvons voir que Dieu veut se mettre à la portée de tous, et qu’il a pris l’apparence la plus inattendue. Toutefois, cela ne réduit en rien en sa divinité. C’est grâce à l’œuvre du Saint Esprit que l’enfant Jésus fut porter par Marie, sa mère. Par le Saint Esprit, cette troisième personne de la Trinité, Dieu peut être présent en nous.

Qu’est-ce que cela implique dans notre vie? DIEU EST AVEC NOUS. La première prédication de Jésus, lorsqu’il a commencé son ministère, réitère cela, lorsqu’il proclame : « …. Le règne de Dieu s’est approché » en faisant allusion à lui.
C’est cela le message de Noël, un Dieu qui se veut très proche de l’humain. Il ne s’agit pas d’une simple proximité mais d’une parfaite communion dans la chair.

Je pense que la fête de Noël ne sera jamais une fête classée comme ringarde car à partir de cette compréhension de la nativité, ce « petit Jésus » renverse complètement la tendance actuelle dans le monde. C’est-à-dire, l’homme cherche à se déifier avec son désir de dominer et veut être un petit dieu pour son prochain. Tandis que le Christ qui est de condition divine n’a pas considéré comme une proie à saisir d’être à l’égal de Dieu. Il s’est dépouillé, prenant la condition du serviteur devenant SEMBLABLE aux hommes (Cf Philippiens 2, 6-7).

Pour les fêtes de Noël, que pouvons- nous souhaiter pour le monde, afin que s’apaisent les conflits et les problèmes? Voici mon souhait et mon rêve : SI SEULEMENT CEUX QUI SE CROIENT PUISSANTS S’ABAISSAIENT LE TEMPS D’UNE JOURNEE, AU NIVEAU DU COMMUN DES MORTELS ; UNE PARTIE CONSIDERABLE DES PROBLEMES DU MONDE SERAIT RESOLUE. Mais je redis encore, cela n’est que mon rêve. Néanmoins, à Noël n’avons-nous pas le droit de rêver ?

Pasteur Jean-Luc Ramanantombotsoa